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Comment prendre les cotes d’une salle de bains pour un projet de rénovation ?
Prendre les cotes d’une salle de bains : matériel, croquis, murs mesurés à trois hauteurs, ouvertures, arrivées d’eau et évacuations. La méthode de relevé.
Le matériel et l’ordre des opérations
Un relevé de salle de bains se fait avec un télémètre laser, un mètre ruban de 5 m pour les petites cotes et les contrôles, un niveau, un carnet et un téléphone pour les photos. Le laser mesure vite mais ne voit pas les faux aplombs : le ruban et le niveau restent indispensables.
L’ordre compte : d’abord le croquis, puis les cotes, puis les réseaux, puis les photos. Un relevé pris dans le désordre oublie toujours quelque chose, et c’est cette cote-là qui manquera au moment de dessiner.
Le croquis avant les chiffres
Dessinez le plan de la pièce à main levée, en vue de dessus, et numérotez les murs dans le sens horaire à partir de la porte. Tous les chiffres du relevé se rattacheront à ces numéros ; c’est ce qui permet de reporter la pièce dans le logiciel sans hésiter sur le mur concerné.
Notez sur le croquis tout ce qui existe : porte, fenêtre, radiateur, chute d’eaux usées, arrivées d’eau, tableau ou saignées visibles, bouche de VMC, trappe, coffrage. Un décrochement de 120 mm oublié sur un mur suffit à empêcher un meuble de 1 200 mm d’entrer.
Mesurer les murs à trois hauteurs
Les murs d’une salle de bains ancienne sont rarement d’équerre ni d’aplomb. Mesurez chaque mur à trois hauteurs : au sol (au-dessus de la plinthe), à 1 000 mm et sous le plafond. Un écart de 15 ou 20 mm entre le bas et le haut est fréquent, et il décide de la largeur de receveur que l’on peut poser entre deux murs.
Prenez ensuite les deux diagonales de la pièce. Si elles diffèrent de plus de 10 mm, la pièce n’est pas d’équerre ; le plan devra en tenir compte, notamment pour les meubles en angle et les parois de douche.
- Longueur de chaque mur au sol, à 1 000 mm et sous plafond.
- Les deux diagonales de la pièce.
- Hauteur sous plafond en trois points, y compris sous un éventuel faux plafond.
- Épaisseur du sol existant si l’on prévoit de le déposer : carrelage, chape, plancher bois.
Les ouvertures
Pour la porte : largeur de passage (souvent 630, 730 ou 830 mm), hauteur, sens d’ouverture, côté des charnières, épaisseur de la cloison et du bâti. Le débattement de la porte est la première contrainte du plan : un meuble ou un WC placé dans l’arc d’ouverture se voit tout de suite en 2D, beaucoup moins sur place.
Pour la fenêtre : hauteur d’allège (le dessus de la tablette), hauteur et largeur du tableau, profondeur d’embrasure, sens d’ouverture des vantaux. Une allège à 900 mm permet un meuble de 850 mm en dessous ; une allège à 800 mm ne le permet plus.
Les réseaux : eau, évacuations, électricité, chauffage
C’est la partie qui décide de la faisabilité et du coût. Pour chaque point d’eau, notez la position en plan (distance à deux murs), la hauteur d’axe et le diamètre. Le DTU 60.11 impose Ø 32 mm pour un lavabo, Ø 40 mm pour une douche, une baignoire ou un évier, Ø 100 mm pour un WC, avec une pente minimale de 1 cm/m vers la chute.
Repérez la chute d’eaux usées et la chute d’eaux-vannes si elles sont distinctes, leur diamètre et la hauteur de piquage possible. Notez le radiateur ou le sèche-serviettes (dimensions, hauteur, alimentation en bas ou en haut), la bouche de VMC, le chauffe-eau, la position des prises et interrupteurs existants, et l’arrivée du tableau si elle est visible.
- Évacuation lavabo : Ø 32 mm, hauteur d’axe (souvent 520 à 550 mm).
- Alimentations lavabo : hauteur (550 à 600 mm), entraxe, robinets d’arrêt présents ou non.
- Douche ou baignoire : Ø 40 mm, position de la bonde, hauteur disponible sous le sol fini.
- WC : Ø 100 mm, sortie horizontale ou verticale, hauteur d’axe de la sortie horizontale.
- Électricité : position des prises, interrupteurs, appliques, et distance au receveur ou à la baignoire.
Les photos et les cotes de contrôle
Photographiez chaque mur de face, depuis le mur opposé, puis les détails : piquages, coffrages, bas de porte, tablette de fenêtre. Une photo avec le mètre déplié devant un détail vaut trois cotes écrites. Terminez par deux cotes de contrôle : la longueur totale d’un mur en une seule mesure, à comparer à la somme des cotes partielles.
Reporter le relevé dans le logiciel
Un relevé complet se saisit en quelques minutes dans un plan 2D coté : les murs dans l’ordre du croquis, la porte et la fenêtre avec leurs cotes, puis les évacuations et les arrivées d’eau. Si le plan ne se ferme pas, une cote est fausse ; mieux vaut le découvrir au bureau que sur le chantier.
C’est ainsi que l’on démarre un projet dans 3D Rénov : la pièce à ses cotes, les réseaux en place, puis les produits et la vue 3D. Pour voir le passage du relevé au plan et aux rendus sur une de vos pièces, réservez une démonstration.
